Write to Exist.

J'aimerais écrire.
J'aimerais écrire des feuilles et des feuilles, remplir des carnets entiers de belles phrases, des pavés de magie, et encore des lignes et des lignes de vie, j'aimerais écrire des arbres par milliers.
J'aimerais écrire à les faire chialer tous, j'aimerais qu'on baise sur mes mots.
J'aimerais qu'on les gueule, de désespoir, qu'on les chante bourrés un samedi soir, j'aimerais qu'on se les grave dans la peau.
J'aimerais faire rire aux éclats Georgette sur son banc, que ses yeux disparaissent sous les milliers de petites marques du temps qui sillonnent son visage, et faire au moins sourire Claire dans sa chambre recouverte de posters, que les pères sévères me lisent en cachette, que les mecs qui s'emmerdent gravent mes phrases sans faute d'orthographe sur les tables maronnasses du lycée, que les bimbos rêvent de me comprendre, que les cons en bouffent leurs lunettes, de mes mots.
J'aimerais leur apprendre à y croire, chaque jour un peu plus, leur faire croire à tous que le bonheur approche à grand pas, à ce rêve factice.
Je veux bercer leurs mornes vies d'illusions, des tas et des tas d'illusions, qu'ils y croient à leur bonheur, malgré eux. J'aimerais pouvoir écrire l'infime, le détail, l'indescriptible, les tourbillons dans le ventre, les picotements dans les yeux, la douceur de sa peau contre la mienne, j'aimerai écrire le goût de la nostalgie.
J'aimerais être une Révolution, -avec un grand R, j'aimerais être l'Unique.
Ecrire pour me venger, que mes mots soient taggués sur les murs aux quatre coins du monde, que de 12 à 92 ans ils comprennent pourquoi Ils me manquent, qu'ils comprennent tous pourquoi je pleure.
J'aimerais transcrire mon c½ur, l'ouvrir à coup de Bic, et, enfourché de ma plume le déposer là, sanguinolent, inerte, sur ma feuille de papier éclaboussée.
Ecrire pour me venger des rires sur mon passages, des regards hautains et des moqueries auxquelles les réponses me viennent immanquablement trop tard.
Ecrire pour la différence, pour prendre par derrière un par un ceux qui refusent de croire en moi.
J'aimerais réaliser tous leurs plus grands rêves et qu'ils bavent devant les phrases justes qui ont engendré ma réussite.
Que mes points d'exclamation leur transpercent le corps telles d'abominables fourches, que mes virgules les décapitent, que leurs crânes se fendent sous mes MAJUSCULES à n'en plus finir, qu'ils bouffent mes livres un par un et meurent d'overdose de mots.
Que mes livres soient des bibles, qu'on se les arrache, qu'on les collectionne, qu'on les copie et recopie jusqu'à les connaître par c½ur.
J'aimerais qu'on lise mes mots.
Et qu'on en meure, que ce soit une drogue, qu'on les dévore, qu'on en chie, de mes phrases.
Que mes pages tourbillonnent sur le trottoir d'automne.
J'aimerais écrire pour qu'on me lise à en perdre la voix. Ecrire pour elles, qui en bavent tant, là bas, pour ces jeunes filles coincées dans le monde de l'excellence et de l'hypocrisie, ce monde de sourires factices et de conformisme indécent, d'aspirations matérielles à vomir, de morosité et d'ennui, pour celles à part, qui bafouent les règles, trucident Antoine(s) et autres Michel(s) à coup de cigarettes, et qu'elles dominent le monde après avoir brûlé leurs livres de Grec, en chantant. Pour qu'elles remplissent les tableaux noirs de fautes d'orthographe et d'organes génitaux, fassent de leur cour une piscine géante de vodka et y plongent leurs profs... Déchirés, dans la plus grande et humiliante des débauches, qu'ils se mettent tous à faire l'amour sous leurs rires cristallins : elles domineront le monde, et danseront jusqu'à en perdre la tête.
Pour elles, pour eux, pour tous j'aimerais écrire pour le monde entier, écrire ces milliers d'espoirs déchus, de passions et de souffrances, écrire l'injustice.
Ecrire pour déchaîner les foudres, écrire pour provoquer sans fin, j'aimerais qu'on brûle mes livres tant on les craint, j'aimerais qu'on les adore ;
J'aimerais écrire pour les trop grosses, les trop maigres, les trop pauvres, les trop communes. J'aimerais révolutionner le monde à coup de montagnes de mots ; de fontaines de larmes, d'océans de rires, je voudrais faire ressentir. Je voudrais donner la vie et faire mourir. J'aimerais écrire le passé et le futur, j'aimerais écrire mon c½ur, deviner le sien, le leur.
Ecrire ce qui se passe dans leurs têtes, leurs joies, leurs rêves et leurs incertitudes. Leur désespoir, leur misère et le goût de leurs larmes, l'odeur de ses cheveux, la courbe de son nez, j'aimerais écrire son sourire.
Que mes mots réveillent en sursaut, blessent et achèvent : qu'ils forment mon trône ; aujourd'hui, la reine des maux ; un jour, je serais la reine des Mots.
Write to Exist.

# Posté le vendredi 06 février 2009 14:21

En fin de compte, Edward n'est pas mon Edward, mais pourrait bien l'être, les Cullen sont une grosse blague, avec un prix d'honneur à Jasper le débile mental halluciné, Bella est trop belle pour être Isabella Swan, mais on l'oublie, Jessica est une grosse pute, et Jacob trèèèès loin du Jacob viril, rassurant et sexy du bouquin. Lorsqu' Edward apparait en plein soleil on dirait juste qu'il fond, et t'as plus envie de rire que de rester bouche-bée, Carlisle à genre, 17 ans ?, Rosalie est grosse, Emmet moche, Eric chinois, Edward ridicule quand il grogne. En fin de compte c'est loin de l'ampleur du livre, évidemment, des passages ont sauté, sont raccourcis, refaits, inventés, oh, surpraïse, bien loin des frissons, du suspense et du ventre tordu, (scène du baiser mise à part, aarghhhhhhh *_*) mais quand bien même, la faute à Robert Pattinson et parce qu'isolé du livre, j'aime, j'aime ! On y retournera :).

En fin de compte, Edward n'est pas mon Edward, mais pourrait bien l'être, les Cullen sont une grosse blague, avec un prix d'honneur à Jasper le débile mental halluciné, Bella est trop belle pour être Isabella Swan, mais on l'oublie, Jessica est une grosse pute, et Jacob trèèèès loin du Jacob viril, rassurant et sexy du bouquin. Lorsqu' Edward apparait en plein soleil on dirait juste qu'il fond, et t'as plus envie de rire que de rester bouche-bée, Carlisle à genre, 17 ans ?, Rosalie est grosse, Emmet moche, Eric chinois, Edward ridicule quand il grogne. En fin de compte c'est loin de l'ampleur du livre, évidemment, des passages ont sauté, sont raccourcis, refaits, inventés, oh, surpraïse, bien loin des frissons, du suspense et du ventre tordu, (scène du baiser mise à part, aarghhhhhhh *_*) mais quand bien même, la faute à Robert Pattinson et parce qu'isolé du livre, j'aime, j'aime ! On y retournera :).
Marre.
Marre.
Marre.
Des pseudos anges déchus aux cernes factices, de cette jeunesse dorée qui aurait mieux fait de rester dans le four, et de brûler, gerbatrice, de tous ses mondes qui se heurtent chaque jour sans se voir.
Rose bonbon et blond péréoxydé, je veux l'inaccessible.
J'veux tout faire péter et en musique, je veux enflammer et les voir réduits aux pires humiliations, comme une psychopate Roguienne, je veux une cicatrice sous l'oeil gauche en forme de croix, et tout serait forcément si dur, si intense et si beau.
Sentir le vent brûlant, dans cette infinie quête d'extrême, je veux mourir de froid, dans leur bras.
Tout sera grand, lumineux et brillant, et un placard entier sera rempli de chaussures aux talons démesurés, tout sera effacé tellement ce sera bon.
Cette chanson.
Ce serait beau, de refaire tout ce passé flambant neuf, comme on l'a tant de fois imaginé, ce serait beau d'y retourner et de tricher.
Une bombe de laque sur l'évier.
Si toutes ces bulles se crevaient d'un coup, si on démaquillait violemment les barbies et qu'on leur faisait boire de la vodka jusqu'à ce que leur ventre éclate, ou qu'elles meurent étouffées dans le vomi.
Finalement, tout ne serait qu'artifice coloré.
Un bordel de belles phrases, un bordel de Clapton et Tchaïkovsky, ce serait les doigts qui défilent à toute allure sur le manche et la main gauche qui fait tellement mal.
Ils seraient tous là, et tous disparaîtraient.
Je bois l'insipidité de ce monde et reste gravée dans les mémoires, je suis bénie par Kurt, et ça ne se néglige pas.
Rigole, en fin de compte, rigole.
Il enregistre un disque.
Lemon Incest, je jouis.
C'est un mic-mac de Noël, et de bûcherons, y'a des caissière des Franprix et des cris suraigus, des bébés qui naissent et qui meurent, y'a Bob Dylan et des queues infinies, des rings de boxe et des hallucinations, des beaux, des irréels, des haïs, le reste, je ne me souviens pas.

# Posté le dimanche 11 janvier 2009 10:03

" Je suis homosexuel, je prends de la drogue et je baise des cochons ventrus. " (Kurt Cobain)

" Je suis homosexuel, je prends de la drogue et je baise des cochons ventrus. " (Kurt Cobain)
7h15-13h dans le froid qui te glace les os, immobile et debout, voir assis sur des poubelles, à brailler et taxer des cigarettes, entre les allers-retour au Café et les coucous à la caméra, les matages INTENSIFS et les débats Israël-Palestine enflammés, entre Bob Dylan, les manifs et la sèche, c'est simple, en ce moment, qu'est-ce qu'on vit.

# Posté le lundi 29 décembre 2008 14:11

Modifié le vendredi 09 janvier 2009 14:36