C'est vous qui égayez ma réalité, vous et seulement vous.

C'est vous qui égayez ma réalité, vous et seulement vous.
ON SURGÈRE.




J'VOUS AIME, C'EST TOUT.

# Posté le samedi 20 décembre 2008 14:32

Et quelle fête ! On se serait cru en boîte, avec ces beaux DJ, ces bons gateau, ce lycée dans le noir qui semblait fait pour ça. Et on a dansé, dansé, collé nos corps les uns contre les autres, le maquillage a coulé, les robes ont été remontée, les chaussures balancées. On a eu mal aux pieds, TRES mal aux pieds, on a perdu nos clopes, taxé de l'argent, maté et jasé sans relâche, JEAN JEAN JEAN JEAN JEAN tu es BEAU. (Et fort heureusement, Jean n'est pas ton prénom). On a crié, critiqué, dansédansédansé, prit des photos et rigolé encore et encore.

Et quelle fête ! On se serait cru en boîte, avec ces beaux DJ, ces bons gateau, ce lycée dans le noir qui semblait fait pour ça. Et on a dansé, dansé, collé nos corps les uns contre les autres, le maquillage a coulé, les robes ont été remontée, les chaussures balancées. On a eu mal aux pieds, TRES mal aux pieds, on a perdu nos clopes, taxé de l'argent, maté et jasé sans relâche, JEAN JEAN JEAN JEAN JEAN tu es BEAU. (Et fort heureusement, Jean n'est pas ton prénom). On a crié, critiqué, dansédansédansé, prit des photos et rigolé encore et encore.
"IL ÉTAIT UN PETIT MINISTRE
IL ÉTAIT UN PETIT MINISTRE
QUI N'AVAIT JA-JA-JAMAIS GOUVERNÉ
QUI N'AVAIT JA-JA-JAMAIS GOUVERNÉ OHÉ OHÉ
DARCOS, DARCOS T'ES FOUTU,
TOUTE LA JEUNESSE EST DANS LA RUE
!
"

" DANS LA CHAMBRE, Y'A DES DÉPUTÉS,
QUI SE BRANLENT TOUTE LA JOURNÉE,
LA MEILLEURE FACON DE LUTTER, C'EST ENCORE LA NOTRE,
C'EST DE DESCENDRE DANS LA RUE,
ET D'MANIFESTER !
"

" UN PAS EN AVANT ET TROIS PAS EN ARRIÈRE C'EST LA POLITIQUE DU GOUVERNEMENT !
LYCÉENS EN COLÈRE, ON VA PAS SE LAISSER FAIRE !
"

" AU CLAIR DE LA LUNE,
MON AMI DACROS,
PRÊTE MOI TA THUNE,
POUR PAYER MES PROFS,
MON LYCÉE EST MORT
JE N'AI PLUS D'OPTIONS ...
"

Parce qu'EN PLUS il pensait qu'on allait se laisser faire comme des gentils petits toutous, croire leurs conneries qu'ils nous balancent à la pelle et fermer nos jolies gueules. Parce qu'en plus dans ce pays de fous on nous prend pour des cons.
Incroyable.

Tout est allé très vite, les AG, les blocus, les tracts, les manifs',... Le séchage, MTV, mal aux pieds, shopping et engueulades ; on a plus de voix et pas seulement parce qu'on fume des Lucky Strike !
" Meuf, t'as les poumons qui saignent ! "
Et maintenant 2 semaines de trève... Mais à la rentrée, la lutte continue !

Parce que si l'on arrête le combat, la génération d'après sera une bande de clones moutons formatés, mon Dieu, tout sauf ça.
Parce qu'on en tire des avantages, clairement, mais qu'au fond, tout celà est grave n'est-ce pas, si grave.
Notre plus grande force, c'est la solidarité dit-on.

ALORS SOLIDARISONS BORDEL.
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# Posté le samedi 20 décembre 2008 14:15

Dans ma tête ça tourbillonne ça tourbillonne sans jamais ne vouloir sembler s'arrêter.

Avouez que c'est inhumain, cet amour. Putain mais c'est fou. D'avoir l'impression qu'ils font partie intégrante de toi, qu'ils sont là, quelque part, où que tu ailles, quoi que tu fasses.
Avouez que c'est fou ! Que ce soit pour eux qu'on aille plus haut, plus loin, que ce soit dans leurs sourires qu'on trouve la force d'y arriver, le courage de le faire. C'est dingue n'est-ce pas, que ce soit probablement leur quatre prénoms qu'on ait le plus dit, que l'automatisme même de nos mains, dessine leur signe, leurs silhouettes à tout bout de champs dès qu'un stylo se trouve entre nos doigts, écrit leurs prénoms incessamment, avec cette écriture, puis celle-ci, puis...Puis c'est incroyable, toutes les secondes, les minutes entières consacrées à les imaginer... Toutes ces histoires dans lesquelles on leur invente milles et une personnalité, toutes ces questions qu'on se pose, ce sentiment qui nous habite malgré nous, cette certitude que finalement, on les connaît, oh oui, tellement, tellement... C'est inimaginable le nombre de vidéos, de photos, d'interviews qu'on a vues, lues, traduites, à un tel point qu'en fermant les yeux on peut s'imaginer clairement l'un de leur quatre visages dire distinctement " Ne perds pas espoir, tu peux y arriver " ou même " J'aime la sodomie " putain, c'est que leurs traits on les connaît juste par coeur, leur mimiques, leurs expressions et leurs tics...
C'est hallucinant, si vous étiez dans nos tête, si vous étiez dans nos c½urs, si vous saviez combien on pense à eux, combien eux c'est nous, et nous c'est eux bordel, si vous pouviez imaginez un instant comme ils sont présents, comme ils sont concrets, réels, dans nos esprits, comme on y croit aux étoiles dans leurs yeux.
Si vous sentiez ce bonheur qui éclate dans nos poitrine comme un feu d'artifice coloré lorsqu'ils sont là, lorsqu'ils sont juste, là, si vous pouviez comprendre comme c'est magique, de les voir rires, de les voir heureux, de les découvrir et les redécouvrir encore et encore, au naturel, brut, sincères.
C'est insoupçonnable tout ce qu'ils nous procurent, combien on aimerait, putain de merde, juste les serrer dans nos bras et leur dire merci. Merci malgré les petites arnaques, merci malgré qu'ils soient à 10 000 kilomètres de penser à nous eux, merci malgré l'égoïsme, malgré la soif de succès, incessante, malgré qu'ils ne sourient pas toujours, qu'ils sortent par la porte de derrière, qu'ils ne signent pas parce qu'ils sont pas d'humeur, merci parce que ce qu'il nous suffirait presque, à nous, c'est simplement d'être assurée qu'ils sont heureux, putain.
Et qu'ils n'oublient pas que nous les avons portés jusque là où ils sont aujourd'hui.
Juste qu'ils n'oublient pas ça.
Qu'on est toujours là, nous.

Dans ma tête ça tourbillonne ça tourbillonne sans jamais ne vouloir sembler s'arrêter.

# Posté le mardi 09 décembre 2008 13:51

Modifié le samedi 18 juillet 2009 07:58