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Abandonner, elle ne s'y résoudra pas. Oh.Ce.GIF.Oh.Ce.GIF. Ce mec est dingue.

Abandonner, elle ne s'y résoudra pas.    Oh.Ce.GIF.Oh.Ce.GIF. Ce mec est dingue.
Déçue.
Tellement déçue. Comme elle se détestait d'y avoir tant cru. D'y avoir tant cru, parce que cette fois une certitude l'avait assaillie, celle qu'elle y arriverait. Parce qu'elle sacrifierait tout, irait au bout du monde pour y parvenir, elle avait pensé que rien ne l'arrêterait.
Elle y arriverait car elle en rêvait depuis des siècles ou presque, et qu'elle volerait sa liberté de sorte à ce que personne ne puisse rien faire pour l'en empêcher.
Oh, ces heures à y avoir pensé en souriant, le c½ur serré par un mélange d'excitation et de peur. Cet espoir grandissant, son foutu espoir qui ne la quitterait donc jamais.
Bien sûr qu'elle irait, bien sûr. Pas une seconde elle n'avait douté, contrairement aux autres fois.
Car cette fois ci elle savait qu'elle y mettrait toute son âme. Elle voulait y arriver plus que tout au monde. Une fois dans sa foutue vie. Avoir cette foutue chance. Cette opportunité unique de gommer tous ses regrets et toutes ses rancoeurs en une soirée.

Amère.
L'eau brûlante qui jaillit brutalement du pommeau de douche lui rougit la peau, pénètre dans la moindre parcelle de son corps.
Son corps est en feu.
Elle ne veut pas pleurer, pas ce soir. L'eau bouillante sur son visage et elle suffoque, a l'impression de ne plus jamais pouvoir respirer.
Et pourtant.
Sa tête est en feu.
L'injustice est pesante, pesante à force de s'amplifier. Cette simple condition. Cette toute petite condition... Et tout n'est l'affaire que de quelques mois. Mais mieux vaut ne pas y penser ou alors elle ne pourrait s'empêcher d'hurler tant ça la rend dingue.
Comme une gamine capricieuse, elle a envie de crier à s'en briser les cordes vocales, à s'en vriller les tympans des « POURQUOI ? POURQUOI ? POURQUOI ? POURQUOI ? POURQUOI ? POURQUOIIIIIIIIII ? » à n'en plus finir.

Folle.
De rage.
Ah elle rage oui, elle rage tellement, elle rage que son putain d'espoir l'ait encore conduit dans un cul de sac, elle rage parce que toutes ces certitudes, ce pilier de bonheur qui l'attendait forcément s'effondre d'un coup.
Elle secoua la tête à travers ses larmes. Quelle conne. Encore une fois elle s'était laissée embarquer dans ses rêves insensés et irréalisables.
Desquels elle croyait pouvoir faire sa réalité.
C'est pas ça la vie. Sauf pour des cas exceptionnels, la vie c'est de les rêver et uniquement de les rêver ses rêves. Tout n'est que mensonge, supercherie « Il suffit d'y croire et de le vouloir pour y arriver. » Comme si elle n'avait pas une volonté d'acier. Comme si elle n'y avait pas cru comme une folle.
Alors c'était ça, la vraie vie, une vie morne, une foutue routine avec 2 cases « Volontés Accessibles » et « Inaccessibles à jamais ». Elle la connaissait par c½ur cette deuxième case. Et elle avait cru pouvoir les contrer, les bafouer, les envoyer chier ces règles à la con mais non. Du haut de ses 15 ans, ses 15 petites années de vie sur terre elle ne pouvait RIEN contre la réalité, la vie, l'injustice, la faim dans le monde, ses 1m56, sa frange qui frise, et elle devrait se le rentrer dans la tête une fois pour toutes. Arrêter de se prendre pour Super Man pour qui rien n'est impossible.
Allez, range ton costume et va réviser tes maths.

Désespérée.
Tant de fois « Impossible » a paru lointain et dérisoire pourtant !
« Impossible » n'existait pas, non, on l'avait déjà prouvé par le passé. Lorsqu'elle pensait qu'y arriver serait un miracle et que sa volonté et son inconscience l'avaient porté jusqu'aux étoiles.
Alors... Qu'était-ce cette fois ? Fallait-il peut-être tenter de... ?
Non Super Désespérée, tu n'y arriveras pas. Pas cette fois. L'enjeu est trop énorme, le sacrifice immense, et risque fort de n'être récompensé que par un « Nein » sec et catégorique sans considération pour le chemin que tu auras parcouru pour y arriver.
Résous-toi. Résous-toi et admets qu'en dépit de toute ta volonté et tous tes rêves, tu n'y arriveras pas.
Tu n'y arriveras PAS.
Admets-le. Pleure, crie, tue, mais admets-le. Regarde-toi dans le miroir et dis-le posément.
Tu n'y arriveras pas.
Elle baisse la tête.
« Quelqu'un connaît-il un FALSIFICATEUR ? » Crie-t-elle soudain dans la maison vide.
« RÉPONDEZ ! » hurle-t-elle encore en jaillisant de son lit comme une démente, un sourire s'étalant sur ses lèvres.
# Posté le jeudi 30 octobre 2008 11:58
Modifié le mercredi 05 novembre 2008 11:33

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