Une première pour moi.
Dur d'imaginer que ceux là dansaient le rock'n'roll pendant les années folles, se soulaient à la musique de Chuck Berry et clamaient la liberté.
Certains seront restés jeunes, ceux qui dans leur coeur n'ont pas oublié : on les voyait ceux-là, se lever sans complexe pour applaudir Chuck, les larmes aux yeux ou murmurer les paroles de Jerry en fermant les yeux.
"Eh, c'est du ROCKN'ROLL, pas de l'OPÉRA !" s'écriera un jeune bébé-brunien qui se prenait pour un rockeur.
N'empêche, il avait raison. Allez, oubliez le présent, évadez-vous dans le passé mes amis ! Dansez, chantez à en perdre haleine ! Nous on y était pas à votre époque, et pourtant, qu'est-ce qu'on aurait aimé.
Linda Gail Lewis joue du piano avec ses pieds et chante merveilleusement bien, et moi je me trémousse, euphorique, avec l'envie de me lever et de danser comme ce couple à en perdre la tête.
Jerry Lee Lewis se fait vieux, ce soir il ne brûlera pas son piano mais ira gueuler en plein milieu d'une chanson car son micro marche mal, et c'est finalement notre Chuck Berry qui enflammera la salle.
Chuck Berry. Un contraste détonnant avec ses amis de la première partie, ces pépé rockeurs qu'on sent presque lassés, essouflés, fatigués. Et lui.
Chuck Berry et sa chemise violette à strass, Chuck Berry et ses chansons pornographique, ses coups de bassins audacieux et ses éclats de rires.
Ils sont là leurs souvenirs, d'une jeunesse pleine de rêve, de drogue et de rockn'roll alors je me demande ce qu'il se passe dans leur tête, j'imagine quel bonheur ce doit être dans leur coeur. Alors allez, vivez mes amis, vivez !
Ladies and gentlemen, it was Chuck Berry, the legend of Rock n' Roll !