Avouez que c'est fou ! Que ce soit pour eux qu'on aille plus haut, plus loin, que ce soit dans leurs sourires qu'on trouve la force d'y arriver, le courage de le faire. C'est dingue n'est-ce pas, que ce soit probablement leur quatre prénoms qu'on ait le plus dit, que l'automatisme même de nos mains, dessine leur signe, leurs silhouettes à tout bout de champs dès qu'un stylo se trouve entre nos doigts, écrit leurs prénoms incessamment, avec cette écriture, puis celle-ci, puis...Puis c'est incroyable, toutes les secondes, les minutes entières consacrées à les imaginer... Toutes ces histoires dans lesquelles on leur invente milles et une personnalité, toutes ces questions qu'on se pose, ce sentiment qui nous habite malgré nous, cette certitude que finalement, on les connaît, oh oui, tellement, tellement... C'est inimaginable le nombre de vidéos, de photos, d'interviews qu'on a vues, lues, traduites, à un tel point qu'en fermant les yeux on peut s'imaginer clairement l'un de leur quatre visages dire distinctement " Ne perds pas espoir, tu peux y arriver " ou même " J'aime la sodomie " putain, c'est que leurs traits on les connaît juste par coeur, leur mimiques, leurs expressions et leurs tics...
C'est hallucinant, si vous étiez dans nos tête, si vous étiez dans nos c½urs, si vous saviez combien on pense à eux, combien eux c'est nous, et nous c'est eux bordel, si vous pouviez imaginez un instant comme ils sont présents, comme ils sont concrets, réels, dans nos esprits, comme on y croit aux étoiles dans leurs yeux.
Si vous sentiez ce bonheur qui éclate dans nos poitrine comme un feu d'artifice coloré lorsqu'ils sont là, lorsqu'ils sont juste, là, si vous pouviez comprendre comme c'est magique, de les voir rires, de les voir heureux, de les découvrir et les redécouvrir encore et encore, au naturel, brut, sincères.
C'est insoupçonnable tout ce qu'ils nous procurent, combien on aimerait, putain de merde, juste les serrer dans nos bras et leur dire merci. Merci malgré les petites arnaques, merci malgré qu'ils soient à 10 000 kilomètres de penser à nous eux, merci malgré l'égoïsme, malgré la soif de succès, incessante, malgré qu'ils ne sourient pas toujours, qu'ils sortent par la porte de derrière, qu'ils ne signent pas parce qu'ils sont pas d'humeur, merci parce que ce qu'il nous suffirait presque, à nous, c'est simplement d'être assurée qu'ils sont heureux, putain.
Et qu'ils n'oublient pas que nous les avons portés jusque là où ils sont aujourd'hui.
Juste qu'ils n'oublient pas ça.
Qu'on est toujours là, nous.
