Marre.
Marre.
Des pseudos anges déchus aux cernes factices, de cette jeunesse dorée qui aurait mieux fait de rester dans le four, et de brûler, gerbatrice, de tous ses mondes qui se heurtent chaque jour sans se voir.
Rose bonbon et blond péréoxydé, je veux l'inaccessible.
J'veux tout faire péter et en musique, je veux enflammer et les voir réduits aux pires humiliations, comme une psychopate Roguienne, je veux une cicatrice sous l'oeil gauche en forme de croix, et tout serait forcément si dur, si intense et si beau.
Sentir le vent brûlant, dans cette infinie quête d'extrême, je veux mourir de froid, dans leur bras.
Tout sera grand, lumineux et brillant, et un placard entier sera rempli de chaussures aux talons démesurés, tout sera effacé tellement ce sera bon.
Cette chanson.
Ce serait beau, de refaire tout ce passé flambant neuf, comme on l'a tant de fois imaginé, ce serait beau d'y retourner et de tricher.
Une bombe de laque sur l'évier.
Si toutes ces bulles se crevaient d'un coup, si on démaquillait violemment les barbies et qu'on leur faisait boire de la vodka jusqu'à ce que leur ventre éclate, ou qu'elles meurent étouffées dans le vomi.
Finalement, tout ne serait qu'artifice coloré.
Un bordel de belles phrases, un bordel de Clapton et Tchaïkovsky, ce serait les doigts qui défilent à toute allure sur le manche et la main gauche qui fait tellement mal.
Ils seraient tous là, et tous disparaîtraient.
Je bois l'insipidité de ce monde et reste gravée dans les mémoires, je suis bénie par Kurt, et ça ne se néglige pas.
Rigole, en fin de compte, rigole.
Il enregistre un disque.
Lemon Incest, je jouis.
C'est un mic-mac de Noël, et de bûcherons, y'a des caissière des Franprix et des cris suraigus, des bébés qui naissent et qui meurent, y'a Bob Dylan et des queues infinies, des rings de boxe et des hallucinations, des beaux, des irréels, des haïs, le reste, je ne me souviens pas.