C'est nous la génération Obama.
C'est la nôtre de nouveau, cette génération ou même l'impossible est réalisable.
Regarde. Regarde cette foule les yeux brillants, ces enfants qui rient et ces adultes qui pleurent.
Oui, le monde change, enfin. Enfin l'espoir renaît.
C'est avec cette une ferveur, une passion crue éteinte depuis longtemps que le monde entier à suivi sa campagne, écouté ses discours en frissonnant et espéré follement.
Ce ne sont pas tant les projets de Barack Obama qui sont synonymes de révolution mais ce qu'il représente, qui il est.
Barack Obama.
Barack Obama, homme noir président de la République. Obama président et tout ce que ça veut dire.
Ne pas abandonner. Comme cet homme ambitieux et plein de rêves pour son pays. Aller jusqu'au bout des choses. Je n'y aurais pas cru. Dans notre chère société faussement libre. Dans notre chère société pourrie pleine d'injustice et de préjugés.
Et pourtant. Pourtant le changement est là, aujourd'hui, maintenant, j'ai 15 ans et Barack Obama est élu président de la République. J'ai 15 ans et je ne l'oublierai pas.
Du haut de mes petits problèmes et mes grands espoirs, dans Barack Obama je vois le rêve irréalisable, l'utopie qui faisait ricaner et à laquelle personne ne croyait. Alors j'y crois. J'y crois plus fort, avec plus de volonté encore. Je ne baisserai pas les bras, je n'abandonnerai pas. Ni mes rêves insensés, ni mes espoirs de renverser le monde. Tout est possible ; c'est celui-là, son message, qui concerne chacun d'entre nous, chaque être humain sur terre, c'est cette conviction à laquelle on ose pas croire, c'est l'audace d' Obama à la proclamer sans relâche ; tout est possible.
Il y est arrivé. Par le simple fait d'avoir conquis des millions de personne, d'avoir réussi à franchir toutes ces barrières dites infranchissables. Il a balayé l'amertume, le défaitisme et le désespoir d'un coup.
Il a réussi. Réussi à faire comprendre aux gens que le monde était entre leurs mains.
Tous ces hommes si différents, touchés par les discours pleins d'espoir et de confiance de cet homme noir qui voulait changer le monde. Et c'était à eux, seulement à eux que revenait cette décision. Enfin les gens se sont rendus compte que leur monde les concernait, que chacun d'entre eux le construisait, le détruisait, ce monde. Pour une fois, depuis longtemps, ils ont senti qu'ils étaient en mesure de tout faire basculer ; dans les yeux de cet homme noir qui racontait avec fierté son histoire, dans sa voix vibrante d'espoir pour l'Amérique, il leur disait à chacun d'entre eux 'Oui, nous le pouvons'. Alors ils ont compris. Nous en doutions tous et pourtant ils ont compris.
Il était arrivé, celui qui oserait défier les lois et les traditions ancrées, qui oserait être lui-même et croire en sa réussite. Il était là, et il ne fallait pas le laisser partir. Il était là ce symbole d'une Amérique nouvelle, lavées de tous ses pêchés. Il y était arrivé.
Barack Obama.
Barack Obama a déterré l'espoir de l'Amérique. Il a relevé ses manches et malgré les sourires moqueurs et les barrières qui l'entouraient il a plongé dans la terre de son pays et a creusé avec acharnement, creusé sans relâche à force de travail, de volonté et d'ambition folle pour le retrouver cet espoir. Et finalement, il l'a trouvé, là, brillant, intact, malgré tout ce qu'on aurait pu croire. L'espoir américain n'était pas mort. L'espoir de l'Amérique est aujourd'hui dans les yeux de ces milliers de personnes en transe qui acclament avec ferveur leur nouveau président.
Barack Obama a réussi car, contrairement au autres, il n'a jamais cessé d'y croire.